C’était une belle histoire

Tu m’as raconté une histoire c’était un soir comme ça un soir où je suis venue pour la demi-heure qu’il reste entre les comprimés le sommeil le travail la demi-heure pour se voir pour s’aimer encore peut-être pour rire pour te prendre dans mes bras quand tu veux encore des bras sur tes ailes d’oiseau un souffle sur ton front  souvent tu veux plus souvent tu peux plus on rigole juste on se souvient de la mer du couloir de la fac des cours d’immeubles où on allait jouer se cacher rire t’as dit on a été heureux c’est vrai je peux pas dire autre chose on a été heureux.

Tu m’as raconté une histoire c’était une belle histoire c’était notre histoire c’était une histoire de ceux qui se griffent qui se quittent qui s’aiment qui se pardonnent l’histoire de l’amour comme le premier livre que tu m’as offert comme tous ceux qu’on a lu ensemble à rire partager se battre à en faire écrouler la pile en vrac des livres partout l’histoire du pardon de la confiance de tous les jours où j’ai voulu te sauver où je pensais qu’à t’aimer tant peut-être tu mourrais pas de tous les jours où tu voulais plus de tous les jours à reprendre le chemin de la confiance comme un cadeau  comme un merci.

Tu m’as raconté une histoire c’était une belle histoire c’était notre histoire je voulais l’écrire ici pas oublier tes mots parce que ce soir dans la demi-heure entre les comprimés  les bougies allumées t’as dit je suis mourant je savais bien que je t’avais pas sauvé que je te sauverai pas à tant t’aimer ou pas mais je voulais pas que tu sois mourant t’as dit écoute moi oublie pas j’ai écouté t’as dit ta confiance ta présence c’est des cadeaux les donne pas aux méchants les donne pas aux voleurs si il faut fais semblant les donne pas dans ton coeur.

Tu m’as raconté une histoire c’était une belle histoire je sais bien que je t’ai pas sauvé que je te sauverai pas j’aurais voulu te dire que je sais pas très bien reconnaître les méchants les gentils que même pour toi des fois je me suis trompée que je vais essayer que je vais pas oublier j’aurais voulu te dire que j’ai peur de demain de quand tu seras plus là mais je pouvais pas alors j’ai écouté et puis on a parlé des émissions là où tu vas et puis de la Baltique où je vais aller moi on devait y aller ensemble j’irai sans toi avec toi dans mon coeur je trouverai un caillou comme on a toujours fait un caillou de là-bas pour notre histoire et toi.

Au delà des mots

On pris le train tu vois j’avais promis je t’ai emmenée on y est allées voir la mer c’était même mieux l’océan on a marché dans le sable t’en avais partout j’ai pas lâché ta main on était là dans le vent toutes les deux le soleil dans les yeux on est allées au bout là où les vagues lèchent les pieds j’ai fumé une cigarette les yeux dans le soleil tu me regardais avec ton air triste j’avais envie de te faire des promesses de celles qu’on fait aux enfants qui disent que tout ira bien mais je savais plus comment dire ça je voulais pas lâcher ta main peut-être on était au delà des mots t’as ramassé des cailloux on a pris le temps de choisir des petits des jolis lisses et doux comme tu les aimes t’en avais plein les poches .

On a mangé des crêpes et elles étaient pas bonnes la seule crêperie ouverte c’était pas important y avait du Nutella y avait les nuages qui arrivaient le feu dans la cheminée qui nous attendait mais tu voulais voir la mer encore les pieds mouillés le sable dans les chaussures on y est retournées t’as creusé les mains dans le sable je te regardais j’avais envie de te dire que je t’aimais que je serai toujours là que tu pouvais avoir confiance mais on était déjà au delà des mots j’étais là avec toi je voulais plus de mots juste être là pas parler pas dire laisser le vent souffler attendre les vagues te regarder sourire.

On a creusé il faisait froid tu savais pas combien j’avais envie de rester de voir la mer monter qu’elle m’emporte avec elle dans ses vagues éclatées dans le vent dans les cailloux bien lisses que tout s’arrête là juste là attendre les vagues lâcher laisser tomber les cours et mon âme fatiguée qui veut sourire encore essayer avoir le job faire le job pas lâcher être quelqu’un j’en avais marre je voulais plus essayer plus repartir je t’ai prise dans mes bras serrée très fort je savais qu’il fallait rentrer que la tempête arrivait j’avais envie de rester de me laisser emporter.

On a attendu la pluie le vent les vagues étaient toutes énervées l’écume s’envolait en tourbillons t’avais un peu peur il faisait froid on était déjà au delà des mots j’ai pris ta main on a repris le chemin je savais bien que je serais jamais quelqu’un toujours à côté toujours rien y avait le feu dans la cheminée j’ai réchauffé tes petites mains je pouvais pas te dire que tout irait très bien je pouvais pas promettre j’aurais voulu pour toi être un peu plus que rien mais je savais que c’était trop tard comme des vagues éclatées je t’ai prise dans mes bras et je t’ai réchauffée.

On a repris le train t’avais du sable dans tes cheveux de bébé des cailloux plein les poches un sourire de travers sur ton air étonné t’étais contente t’avais du chocolat je savais bien que je serais pas quelqu’un que c’était terminé j’aurais voulu te dire que j’étais désolée que j’avais pas su que j’avais tout raté mais on était déjà au delà des mots c’était pas important j’ai caressé tes cheveux ton air tout fatigué je t’ai prise contre moi et puis je t’ai bercée.

J’ai tant appris de toi

Je suis venue aujourd’hui le mardi c’est pas dans nos habitudes question de rythme mais voilà je suis venue aujourd’hui c’était convenu c’était choisi et pendant un instant tu m’as pas reconnue c’était tellement étrange j’ai fait comme si j’avais pas remarqué comme si il c’était rien passé t’avais tes yeux sans cil que je connais maintenant on a parlé plein plein t’étais fatigué excité ton bouquin marchait bien t’étais comme un gamin on rigolait t’avais l’air d’avoir mal et ton sourire dessus. T’as voulu que je raconte les filles la vie les amoureux et puis tu m’as demandé comment ça marche la sédation à la fin je savais pas trop pourquoi tu me demandais à moi je suis pas très au point c’est toujours à moi que tu demandes j’ai dit je sais pas trop ça endort et voilà tu m’as demandé comment j’ai parlé d’autre chose je savais pas comment dire que je voudrais bien mieux que tu me demandes pas que ça me fait tout froid quand tu me demandes ça.

J’ai pris ta main pleine de pansements on s’est assis sur le canapé pas longtemps le temps entre les comprimés tu voulais travailler écrire encore tu m’as montré ta jambe de robocop tu voulais savoir comment ça marche les vis qu’ils avaient mises t’avais mal tu savais pas si c’était un signe ou pas je pensais à Bach aux suites pour violoncelle à ton grand manteau noir devant la mer dans le vent et à toutes les fois où on pouvait plus arrêter de parler chahuter rire t’avais encore tes cheveux ton sourire sans pansement. J’ai pensé à toutes les fois où on s’est disputé chamaillé fâché retrouvé au silence que j’ai appris de toi que je sais traverser j’avais envie de dire que j’oublie pas ce que tu m’as donné ce que tu m’as appris j’ai rien dit de tout ça je sais qu’au fond tout ça ben tu le sais déjà. J’ai pris la pile de livres à lire dans l’escalier ça t’a fait rire je suis sortie dans le froid avec un sourire juste pour toi je voulais pas penser à demain au jour d’après aujourd’hui c’était bien.

J’ai tant appris de toi.

2017 me voilà

2017 me voilà j’ai mis du temps à revenir des fois les mots prennent du temps pour se poser puis il fallait d’abord parler je voyais bien les filles qui tournaient autour de la question depuis un petit moment déjà dis maman ça va pas et t’avais l’air fâchée au téléphone dis maman ils se passe quoi je disais rien ou bien t’as fait tes devoirs la musique les copains?

2017 j’ai mis du temps mais finalement on a parlé c’était un soir et vous m’avez demandé pourquoi tu crois qu’il t’aime pas j’ai dit la vérité j’ai dit c’est compliqué en fait j’aurais voulu répondre autre chose j’ai dit la vérité il a une femme et des enfants à lui il a cru qu’il m’aimait mais il s’était trompé. Y a eu comme un silence vous m’avez regardé je me suis demandé ce que vous pouviez bien penser puis vous m’avez demandé c’est quoi aimer on s’est installées et puis on a parlé des lampes de poches qui sont comme nos petites consciences et qui éclairent le monde toutes un peu différentes des mots et des visages qui disent qui on est tous un peu différents on était bien on était là.

2017 j’ai mis du temps me revoilà je suis allée te voir hier c’était le soir t’avais l’air fatigué tu m’as demandé où était l’amoureux j’ai dit qu’il s’était ensauvé comme la souris l’amoureux aux douze coups de minuit que je l’avais laissé que c’est peut-être ça aimer laisser l’autre nous blesser et aller son chemin qu’on peut pas le forcer qu’on peut pas supplier on peut juste le laisser. Libre. T’étais d’accord pour la liberté  pour aimer tu savais pas tu sais jamais t’as dit qu’il fallait être idiot pour pas m’aimer toi le premier ça nous a fait bien rigoler t’as dit que tu voulais le rencontrer j’ai dit que j’étais désolée t’as mis ta main doucement sur ma joue on a parlé d’autre chose on était bien on était là.

2017 j’ai mis du temps mais me voilà j’avance doucement je fais des petits pas je me force pas trop j’essaie d’aimer le jour qui vient même le matin avec ses airs de nuit même les 38 ans qui approchent les filles se cachent pour me faire un cadeau un bracelet brésilien une photo un doudou je voudrais bien vous dire que c’est pas la peine que ça fait rien à 38 ans d’avoir pas de paquet que mon cadeau c’est vous et d’aimer chaque matin je dis rien je ferai un gâteau on mettra les bougies tout sera comme il faut le bracelet brésilien la photo le doudou je le mettrai dans mon lit avec les autres que vous m’avez offert mon lit c’est comme une arche ce sera bien on sera là.

On ira voir la mer

Tu sais faut pas t’en faire moi je vais t’y emmener t’emmener voir la mer on va y aller bientôt moi petite et toi grande toi petite et moi grande main dans la main on fera le chemin on prendra le train on partira tôt le matin. Tu sais faut pas t’en faire moi je vais t’y emmener t’emmener voir la mer y aura les lattes de bois qui feront le bruit de nos pas y aura le restaurant où on avait mangé avant que l’avant devienne l’après le magasin de pulls peut être qu’il sera encore là j’en avais acheté un je sais que t’as toujours froid y aura l’hôtel avec le cygne on ira pas mais bon c’est bien comme ça. Tu sais faut pas t’en faire moi je vais t’emmener on ira voir la mer petite et grande on prendra sur la gauche les pieds dans le sable droit vers la mer faudra marcher dépasser les familles toutes bien rangées chocolat chaud bonnets bien enfoncés tu sais celles qui te font le cœur moins clair on les regardera pas je te donnerai la main pour que tu y penses pas droit vers la mer nous on ira. Tu sais faut pas t’en faire moi c’est promis j’irai jusqu’à la mer et puis quand on y sera faudra s’assoir il fera froid on ramassera les cailloux ronds et lisses tes préférés je sais on prendra le temps de bien les chercher. Après on regardera le ciel le vent les goélands et tu fumeras une cigarette avec les yeux qui piquent je sais ce sera celle qui dit que t’es triste et pas triste petite et grande tout à la fois alors je te prendrai dans mes bras et je te serrerai fort très fort comme ça et on restera là promis je te lâcherai pas. Tu sais faut pas pleurer faut pas t’en faire moi je vais t’emmener bientôt jusqu’à la mer on s’arrêtera là où tu veux on fera des dessins des mots dans le sable avec nos mains et puis quand tu seras fatiguée on ira prendre une crêpe avec plein de chocolat. Tu sais faut pas pleurer faut pas t’en faire on va y aller jusqu’à la mer et puis quand il fera presque nuit on ira prendre le train y aura du sable dans tes cheveux et du vent plein tes yeux t’auras froid je sais bien t’as toujours froid petite ou grande je te garderai là tout contre moi et tu t’endormiras . Tu sais faut pas t’en faire faut pas pleurer moi je vais t’y emmener t’emmener voir la mer main dans la main petite et grande juste toi et moi juste je suis là.

Ca nous échappe

J’avais envie de t’écrire mais j’avais pas envie alors j’écris ici.

J’avais envie de t’écrire que les pommes sentent l’automne que je suis allée nager que j’arrive pas bien à oublier celui qui va doucement vers tu sais hier il était tout maigre quand je suis arrivée il pleurait je sais pas si c’était la musique ou les aphtes on a fait comme si de rien n’était il m’a montré ses côtes ses yeux ses mains toutes abîmées j’ai mis de la crème dessus essayé de retenir un peu les rires du moment parce qu’on arrive à rire encore des allergies des garçons des histoires ratées où on est encore tombés de tout ce qui nous échappe diablement qu’on regarde nous échapper autant en rire.

J’avais envie de t’écrire et j’avais pas envie alors j’écris ici ce matin il faisait froid quand je suis sortie c’était le premier matin froid j’ai aimé respirer l’air nouveau c’est l’automne qui arrive l’automne ensemble on connaît pas on a fait que le facile le printemps et l’été et même ça c’était pas si facile je me demande ce que tu penses ce que tu ressens tu fais comme si j’avais raison comme si tout était fini comme si ça allait pas demander des efforts chaque jour pour en terminer des sentiments des envies des rêves des espoirs qu’on nourrit qui nous échappent diablement j’avais tellement d’envies de rêves j’étais ridicule et idiot vaut mieux en rire.

J’avais envie de t’écrire et j’avais pas envie alors j’écris ici je me souviens le plus beau souvenir que j’ai avec toi c’était un samedi t’étais venu un samedi comme un cadeau pour moi c’est amusant quand on y pense que ce soit un cadeau le samedi on est sorti des corps on est sorti dehors on a marché parlé pris des photos y avait du soleil y avait Paris l’été c’était juste bien on a jamais recommencé j’aurais vraiment aimé tu vois ça nous échappe diablement ce qu’on veut des fois mieux vaut en rire.

J’avais envie de t’écrire et j’avais pas envie alors j’écris ici. Je sais pas si tu liras je sais pas où t’es perdu dans tes pensées dans ta vie dans tes mots dans tes envies à toi dans tes rêves dans le chemin qu’il faut prendre ou pas j’imagine que c’est difficile que c’est chaque jour compliqué autrement que tu regardes ce que tu aimes ce que tu as construit ce qui compte que j’en fait pas partie et j’ai envie de pleurer mais vaudrait mieux en rire puis j’en sais rien en fait de ce que tu vis peut être tout simplement que ça t’échappe diablement tout ça.

Alors je reste là.

Celui qui dit le contraire

Le train part tout à l’heure j’ai pas beaucoup dormi je regarde le ciel le soleil qui se lève doucement timidement il fait bon j’ai veillé longtemps après que tu sois parti d’être venu faire l’ange j’aime bien quand tu fais l’ange une main dans mon dos ma tête posée en silence je sais pas pourquoi t’as fait l’ange à part que c’était un jour triste et quand je suis triste ça fait pousser des ailes sur ton dos peut être en tout cas celui qui dit le contraire c’est un menteur.

Le train part tout à l’heure j’ai pas beaucoup dormi je vais dormir dedans peut-être sans doute peut-être pas qui sait tu vas rentrer bientôt avec tes mains toutes abîmées ton air de rien peser t’as écrit hier pour demander comment va l’amoureux j’ai pas trop répondu parce que t’as perdu ton pari et t’aimes pas ça et t’avais mal à en survivre à en attendre de voir le docteur que t’as jamais envie de voir alors j’ai dit super et celui qui dit le contraire c’est un menteur.

Le train part tout à l’heure j’ai pas beaucoup dormi j’ai veillé longtemps je regarde les derniers bouts de nuits disparaitre c’est joli hier tu m’as dit tu sais déjà ce que ça veut dire tu vois bien que c’est nul je savais mais j’avais pas envie que ce soit nul j’ai dit oui on était là rien n’avait l’air très réel j’ai fumé toute la nuit j’ai pensé à plus savoir quoi penser j’avais envie de pas savoir j’avais envie de pas dormir j’avais envie de dire le contraire d’être un menteur.

Le train part tout à l’heure j’ai pas beaucoup dormi je sais pas quand tu vas me dire les mots que t’arrives pas à dire je sais pas pourquoi c’est si dur de dire les choses importantes tellement que souvent on les dit pas on tourne autour et on s’en va je pense à toi ton air bleu je me souviens je t’ai fait confiance j’aurais pas dû sans doute mais j’avais envie de ça faire confiance et j’ai aimé chaque pas et celui qui dit le contraire c’est un menteur.

Le train part tout à l’heure j’écris encore le jour est là c’est joli je sais pas ce que va être aujourd’hui ce que va être demain c’est juste ce matin j’ai envie de faire confiance alors je donne pour toi ma confiance du matin ma confiance dans tes mains je devrais pas sans doute mais j’ai envie de ça que la peur m’emporte pas que je reste bien droit que j’aie  pas peur de toi parce qu’il y a rien à craindre que la vie c’est comme ça confiance ou pas et celui qui dit le contraire c’est un menteur.

Je vous regarde

Je vous regarde et je vous trouve belles joyeuses drôles et même dans tes tempêtes Z qui nous embarquent toutes accrochées au mat pour pas basculer même là je sais que vous êtes comme j’aime pas princesses pas frimeuses pas super filles vous ressemblerez jamais aux magazines vous serez jamais en papier vous serez comme vous.

Je vous regarde et je me souviens toute petites déjà je vous regardais dormir et j’espérais que vous seriez pas comme moi non pas comme moi je voulais déjà que la vie pour vous ce soit la vie en mieux je voulais pour vous que ce soit différent plus facile plus limpide plus joyeux.

Je vous regarde et je sais pas bien comment ce sera pour vous A tes tâches de rousseurs et ta vie qui grandit je voudrais tant que ce soit autrement que tu sois comme tu rêves dresseur d’ours chuchoteur de tigre que vos rêves vous portent que vous soyez jamais obligées de regarder derrière en vous demandant ce que vous faites là comment c’est arrivé.

Je vous regarde et je saurais jamais si j’ai eu tort ou bien raison s’il fallait rester ou s’il fallait partir c’est vrai y a des gens plein même ils restent pour les enfants peut être vous penserez que j’ai pas fait ce qu’il fallait que je vous ai laissées tomber toutes cabossées que c’est autrement qu’il fallait faire je saurais jamais.

Je vous regarde et je vous aime comme c’est pas Dieu possible comme disait je sais plus qui mais je me souviens bien l’expression ça avait l’air grave c’est vrai c’est grave de vous aimer autant je voudrais qu’on vous aime pareil mais en mieux que vous soyez pas seules que ce soit évident que vos pas soient légers ancrés aimés.

Je vous regarde et j’espère que ce sera autrement que vous serez pas comme moi non pas comme moi il paraît qu’en naissant un ange naît avec nous qu’il nous accompagne et puis qu’il veille sur nous j’espère que les vôtres sont solides joyeux avec des ailes de super héros qu’ils seront super forts tellement que même ils auront rien à faire.

Je vous regarde et  je sais pas trop quand j’ai raté la marche quand c’est devenu compliqué un jour je crois j’ai eu les ailes coupées avant je savais presque voler mais c’était avant que je me demande ce que je fais là comment c’est arrivé où j’ai commencé à rater je voudrais remettre mes ailes et m’envoler courir sauter et puis voler mais je sais déjà que je vais tomber traîner mes ailes et puis pleurer.

Vous vous saurez voler.

Valeto est idiot

Je croyais que tu posais vraiment la question  que ça te faisait quelque chose à l’intérieur j’avais oublié qu’il faut pas croire les mots qu’il faut marcher tout droit sur son chemin à soi pas baisser les bras / la garde / la tête pas se laisser attraper par les mots qui disent rien de ce qu’on est je croyais que je pouvais te faire confiance parce que c’était toi avec ton air bleu ton air pas comme ça ton air de toi mais c’est comme les renards les pères noels les histoires à dormir debout on finit toujours sans dormir  Valeto est idiot.

Je croyais que ça existait les histoires comme ça que je pouvais te laisser approcher A et Z comme si y avait juste un peu de soleil comme si on pouvait marcher sur un fil et rire  comme si c’était limpide comme si on traçait des chemins désunis en demi-volte en diagonale en doublé et en arrondi mais y avait pas de soleil y avait pas de fil y avait pas de chemin y avait juste A Z et moi en pas de trois j’ai rien appris faut croire Valeto est idiot.

J’avais pourtant essayé de rien dire rien demander rester là droit dans mon chemin te faire une place un peu t’aimer aussi sinon ça sert à quoi j’ai plus envie d’écrire j’ai plus envie de dire j’ai plus envie de savoir j’ai plus envie que tu dises j’ai envie de refuser j’ai envie de dérober j’ai envie de cabrer j’ai envie du silence enfin qui veille sur les idiots qu’il m’emporte avec lui que je dise plus un mot Valeto est idiot.

On cherche toujours quelque chose

On cherche toujours quelque chose peut être j’aurais voulu que ça change le monde un peu peut être j’aurais voulu que ce soit autrement peut être j’aurais voulu que ça te concerne aussi même si bien sûr y a rien à dire j’avais qu’à pas mais on a pris un café c’était le matin y avait du soleil j’aime les matins même quand y a pas de soleil alors c’était bien.

On cherche toujours quelque chose une réponse  un air de se comprendre une épaule où poser sa tête où laisser reposer ses rêves souvent je me demande ce qu’il y a dans tes rêves à toi dans ton drôle de mélange j’aurais voulu que tu restes avec moi que tu me regardes que tu sois là j’arrivais pas à dormir je voulais pas le truc à dormir je voulais toi ou le silence j’ai eu le silence c’est deja ça.

On cherche toujours quelque chose un peut être une promesse un dessin sur le sable qui serait pas seulement un dessin mais aussi tout le reste tracé maladroitement du bout des mains parce que peut-être la vie c’est maladroit peut-être la vie c’est fragile peut-être la vie c’est juste nos choix dans le sable et un sourire.

On cherche toujours quelque chose peut-être des bras où se cacher peut être un éclat de rire partagé un chant absurde et entêtant  peut-être de la douceur et de quoi affronter le sérieux des jours peut-être un geste un pas une danse une course dans la rue juste pour rire peut-être que je sais pas.

Je me demande ce que tu cherches toi.